la sécu, c'est vital !
1924-1925 Douarnenez, la lutte des sardinières
Les luttes des Penn Sardin, quelques souvenirs….
Ma mère Marie-Thérèse Moulac avait 14 ans à l’époque et travaillait aux Établissements Bézier. Le Bézier qui était alors le responsable du syndicat patronal des industriels de la conserve et dont le Préfet du Finistère, dans une note au Ministère du Travail qui fut rendue publique par le journal « Le Temps » , disait qu’il était « Le plus impopulaire et détesté de tous. »
Ma mère, comme les autres Penn Sardin, n’avait rien oublié.
Elles parlaient toutes de ce mouvement avec une légitime fierté. Évoquant « les conditions de travail très dures », les « petits salaires » et « la misère des gens », « l’autoritarisme flirtant avec la violence du patronat », leur participation aux manifestations, aux confrontations avec les gendarmes à cheval dans les petites rues du port, la tentative d’assassinat du maire communiste, Daniel le Flanchec, par des malfrats recrutés à Paris et grassement payés par les industriels pour semer le désordre dans la ville, les meetings aux Halles et les chants entonnés en chœur dans les usines et qu’elles chantaient encore, 50 ans après, avec la même émotion et la même colère qu’au temps de leur jeunesse. Je me souviens d’une réunion de la section du PCF de Douarnenez, au tout début des années 70, où une Penn Sardin entonna plusieurs de ces chansons reprises par l’assemblée dont le maire Michel Mazéas.
Lorsque certaines d’entre elles étaient surprises dans les ateliers à chanter, elles étaient immédiatement « mises à la porte ». Dans le pays bigouden, des chefs d’entreprise allaient jusqu’à faire signer des engagements à ne pas chanter des chansons comme par exemple ce chant ouvrier né dans le Nord de la France dans la seconde moitié du 19ème siècle et devenu emblématique de la lutte des sardinières :
« Saluez, riches heureux,
Ces pauvres en haillons,
Saluez, ce sont eux
Qui gagnent vos millions. »
Lorsque la fatigue et le manque de sommeil font tomber les paupières, que les gestes mécaniques ininterrompus, mille fois répétés pendant des heures, engourdissent les doigts et rendent les mains maladroites, chanter faisait oublier la dureté du travail dans le froid, l’humidité, le bruit incessant des machines, et les odeurs âcres, irritant les yeux et la gorge, de l’huile de friture et des viscères de poissons qui imprégnaient les vêtements.
Chanter donnait de l’énergie, de l’espoir, faisait vivre la solidarité, la confiance, comme un support, un moteur, de la conscience entre ces ouvrières, tout en étant l’affirmation d’une forme de résistance.
Le chant est un moyen d’expression universel pour porter la colère, la tristesse, la joie, l’espérance.
Les esclaves noirs chantaient dans les champs de coton aux USA.
« On se battait pour notre dignité, tout simplement, et la dignité c’était pour nous des salaires décents qui nous permettent de vivre normalement et des conditions de travail plus humaines. » Combien de fois n’ai-je pas entendu cela dans les propos de ces Penn Sardin douarnenistes que j’ai rencontrées. Le mot qui revenait le plus dans leurs récits était celui de « dignité ».
Cette grève dont on parlait peu jusque dans les années 70, sinon que dans les familles de ses derniers acteurs et témoins, eut en son temps, un grand retentissement national.
Marcel Cachin alors député de la Seine et directeur de « L’Humanité » se déplaça à Douarnenez où il s’adressa aux grévistes en breton. Ma mère et d’autres s’en souvenaient très bien. Une ouvrière me dit un jour à ce propos : « Ça nous avait marqué un Parisien qui parlait breton. » Elles ignoraient alors que Marcel Cachin était un Breton bretonnant de Paimpol.
Ce mouvement des Penn Sardin est, depuis quelques années, l’objet d’études et de travaux universitaires. Sociologues, historiens, chercheurs, étudiants publient livres et articles qui rencontrent un large écho. Des journalistes recherchent les documents d’époque pour en faire des documentaires. Des conférences sont organisées, des cercles culturels montent des spectacles, de jeunes musiciens écrivent des chansons sur lesquelles dansent les générations nouvelles.
Il n’y a pas de plus bel hommage qui puisse être rendu à toutes ces combattantes pour le respect des droits humains qui ont écrit, il y a un siècle, cette belle page des luttes ouvrières en Bretagne.
Au front du profit « des capitalistes de la conserve » ainsi que Marcel Cachin nomma dans une intervention à la tribune de l’Assemblée Nationale les patrons d’usines de Douarnenez, elles opposèrent, pendant 46 jours, le front uni des luttes sociales pour la justice et le progrès.
Et elles furent victorieuses.
Piero Rainero.
inscriptions honteuses
DÉCLARATION
De la section de Ploemeur/Larmor-Plage/Quéven, de la Fédération du Morbihan Du Parti Communiste Français
SUR VLADIMIR POUTINE,
DÉCLARATION DE FABIEN ROUSSEL A L’ASSEMBLÉE NATIONALE
« Je veux dire… ma condamnation la plus ferme et la plus implacable du choix des armes et du sang par le président russe.
Vladimir Poutine, l’irresponsable, l’autoritaire, le va-t-en-guerre, qui distille depuis des années le poison du nationalisme, qui s’appuie sur ses amis d’extrême droite partout en Europe.
Poutine, qui s’apprête à sacrifier les peuples.
Le peuple ukrainien d’abord, mais aussi le peuple russe qui aura à souffrir durement des graves conséquences de ce conflit. »
Les locaux de la section de Ploemeur du parti Communiste français ont fait l’objet d’inscriptions faisant référence au dictateur russe et aux anciens services de renseignements de son pays.
L'agression et l'amalgame insupportables dont nous avons été victimes placent leurs auteurs dans le droit fil des méthodes de manipulation de l' information exercées par ce tyran qu'ils nomment.
Ceux qui espéraient, en nous agressant, voir notre détermination faiblir ont raté leur cible.
Nous agissons pour promouvoir en France et dans le monde des démocraties pluralistes et un monde de paix.
Nous affirmons notre soutien à la population ukrainienne et à tous les russes qui n’acceptent pas de voir leur armée engagée dans cette guerre.
Nous participons aux actions de ceux qui viennent en aide aux familles ukrainiennes.
Nous invitons tous les ploemeurois à faire part de leur désapprobation devant ces gestes honteux.
ploemeurpcf@gmail.com
Hôpital du Scorff, la parking payant, un scandale
La lettre de Marc Bacci, au Directeur du Centre hospitalier de Bretagne Sud
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Marc Bacci Larmor-Plage, le 26 janvier2021 marcojak@wanadoo.frLettre ouverte à Monsieur Gamond-Rius Thierry, directeur & à tous les membres du Conseil de surveillance du CHBS en tant que citoyen de la communauté d’agglomération du Pays de Lorient, engagé au PCF & à la CGT, j’ai la chance d’être, comme des milliers d’autres, un utilisateur de notre bien commun, l’hôpital public du Scorff. Je me permets de vous offrir le film de Gilles Perret : « La Sociale » qui retrace l’histoire de la création exceptionnelle de notre Sécurité Sociale, enviée par de nombreux peuples à travers le monde et malheureusement menacée, dépecée par les politiques néo-libérales en cours depuis de trop nombreuses années. La vision & l’analyse de ce film documentaire me semble utile, indispensable pour tous les français dans la période difficile que nous traversons et bien sûr pour vous, membres du Conseil de surveillance du CHBS, responsables des établissements de soins à la population. Nous avons toutes et tous, usagers, personnels de santé, administratifs, élus politiques et syndicaux à préserver, comme la prunelle de nos yeux, nos services publics de santé, si malmenés depuis des années. Nous en sommes tous coresponsables, soit en agissant, soit en laissant faire ! Je me permets également de vous rappeler quelques unes de vos phrases au moment de votre arrivée, comme nouveau directeur de l’hôpital, lors d’un interview au journal Ouest-France, le 22 janvier 2010, il y a 11 ans, presque jour pour jour : « Mes objectifs seront aussi de conforter l'établissement dans son rôle de pilote sur Lorient. On a des missions de proximité, d'égalité d'accès aux soins ... Il faudra préserver les intérêts de tous et prioritairement des malades. » Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à ma requête qui me semble d’utilité publique. Cette initiative personnelle repose sur l’espoir d’un dialogue constructif à renouer d’urgence entre nos élites républicaines, dont vous faites partie, et la population qui bénéficient, qui bénéficiaient... de l’hospitalité de nos services publics. Dans cette attente inquiète, veuillez recevoir, Monsieur le directeur, Mesdames & Messieurs les membres du Conseil de surveillance du CHBS, l’expression de ma plus sincère considération républicaine.
Marc Bacci |
La pauvreté, pas une fatalité
Michelin, plus de profits, moins d'emplois
voeux 2021
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